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Trucs et astuces pour photographier des feux d'artifice

 

Depuis 1976, je prends en photo des feux d'artifice. J'ai débuté avec un appareil de photo reflex traditionnel, un Canon AE1 Program.

Après quelques tatonnements, mon frère et moi sommes arrivés à un très bon compromis de prise de vue de photos de feux d'artifice : film diapositive Kodachrome 64 asa, ouverture de 5,6 à 8 suivant la distance et la luminosité, voir l'objectif, le tout avec des pauses variant entre 5 et 30 secondes. Un site de Kodak Canada préconise même l'ouverture à 11.

Films :
Les films diapositives ont toujours un très bon rendu. Peu de photos par film sont réussies selon mes critères très stricts et personnels : cadrage parfait et aucune retouche sur la photo (j'en compte entre 1 et 5) donc une bonne diapositive peut être ensuite tirée sur papier et le coût n'est pas plus élevé qu'un film papier avec les tirages immédiats. Par contre j'ai découvert les films papier Kodak Royal Gold 100 asa qui ne sont pas inintéressants.

Les ASA :
Au moment où j'écris ces lignes, Kodak vient d'interrompre la fabrication de ses films dia Kodachrome 25 asa (2002). J'étais passée au 25 asa depuis plus de 10 ans pour avoir une plus grande finesse de traits dans les feux. Les rendus souvent pateux des éclatements de marrons d'air par exemple n'aténuaient pas les bombes qui éclataient devant ou derrière.

Les pauses :
Je fais des pauses MAIS j'essaie d'avoir plusieurs "couches" horizontales remplies. Je m'explique, quand j'ai pris quelques secondes de chandelles (assez basses sur les photos), je cache l'ouverture et attends des bombes (plus hautes) pour continuer l'impression du film. Ou alors je prends une couleurs de bombes et attends une autre couleur. Voilà pourquoi je fais parfois des pauses de 30 secondes, elles sont en fait discontinues. Mais j'ai aussi expérimenté atristiquement le bougé. Certains photographes se spécialisent même dans cet art très particulier. Certains exemples se trouvent sur ma page de photos de 1999 sur le feu des Bastions. J'aime aussi prendre des détails de feu, autre type de photographie, ainsi que des reflets (sujet très peu exploité). En effet la plupart des artificiers aiment à voir leurs feux pris en photo dans leur intégralité, raison pour laquelle les photographes se focalisent sur ce type de cadrage.

Le numérique :
Depuis 2001 je travaille en numérique, au début avec un numérique bas de gamme (2001): c'est inutile de vouloir faire des photos avec un appareil qui n'a pas de pauses. De plus je pense que vu la basse résolution des pixels que j'ai avec cet appareil, les photos sortent pateuses, à peine utiles comme référence technique de travail.

J'ai acquis ensuite un appareil bas en 2003 qui a des pauses fixes. Il traite les couleurs de manière très différente, je vous laisse regarder sur les pages de photos le résultat très intéressant et beau pour certaines couleurs (or, violet et bleu,...) mais décevant pour d'autres (blanc, jaune, vert,...), En 2006 je suis passée au reflex numérique et là, c'est déjà autre chose. Depuis 2008, je travaille avec un Canon 40D. Je fais de moins en moins de photos de feux (beaucoup de couleurs restent pateuses!!) mais l'aire du numérique m'a fait énormément progresser dans la photo en général, d'où une diversification des thèmes sur le site et une division en trois parties de celui-ci.

Ma méthode de travail :
Mon point d'honneur en photographiant les feux est de ne pas retoucher ni recadrer les photos
. Tout le challenge réside dans la réussite à cadrer la prise de vue dans le noir et visualiser mentalement ce qui s'imprime sur la pellicule, au fur et à mesure que le feu d'artifice se déroule, en obscurcissant l'ouverture manuellement pour prendre plusieurs parties d'un feu d'artifice et les superposer, ou au contraire de prendre un détail d'un feu.

En ce qui concerne les autres sujets photographiques, ma méthode de travail reste identique. Je considère la photo comme un tableau vierge que je remplis et qui doit être le meilleur possible au moment du déclanchement...

Merci à tous les artificiers qui me permettent de m'exprimer à travers leurs oeuvres et à tous les fabricants et chercheurs pour leurs nouveautés pyrotechniques qui font évoluer mes formes et les couleurs imprimées sur mes pellicules.

Merci à toutes les personnes qui m'ont aidé à progresser dans le monde de la photo par leurs conseils et par leur disponibilité.

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