Morat
Feu d'artifice du 18 mai 2002
Journée Fribourgeoise d'Expo '02
(Photos du feu et de son montage,
cliquer ici)
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Les concepteurs artistico-pyrotechniques
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Extraits d'articles de "La Liberté" de Fribourg sur le spectacle pyromélodique original du samedi 18 mai 2002 sur l'Arteplage de Morat, à l'occasion de la Journée Fribourgeoise "Fri-Style".
UNE JOURNEE CANTONALE EMPREINTE DE GAITE, DE CHALEUR ET D'ENTRAIN - LA
LIBERTE (FR)
Mardi 21 mai 2002
Sous la direction d'Hervé Klopfenstein, la Landwehr complice d'un spectacle pyrotechnique qui a fait totalement oublier la pluie. (ALAIN WICHT-LA LIBERTE)
UNE EBOULISSANTE CREATION MUSICALE ET PYROTECHNIQUE
Fribourg aura décidément bien fait les choses jusqu'au bout
pour sa journée cantonale qui s'est conclue par un éblouissant
feu d'artifice (dans tous les sens du terme), sur fond de création
musicale. La pluie persistante n'y a rien fait, le public est resté,
nombreux, fasciné et finalement enthousiaste face à un spectacle
intense et merveilleux. Aux lumières, le magicien Pierre Walder. Au
son, la Landwehr de Fribourg qui interprète «Con fuoco»
de Jacques Aeby - non pas en play back, comme cela a été dit,
mais «par-dessus» la bande préenregistrée, ceci
afin de coordonner les éléments du spectacle. «Une des
choses les plus difficiles que j'aie faites depuis longtemps», avoue
le chef Hervé Klopfenstein.
Premiers frémissements de
la Landwehr, l'oeuvre commence dans une douceur impressionniste. Une multitude
de feux follets flottent vers la rive, le titre «Con fuoco» paraît
en lettres de feu au large, sur fond de Ranz des vaches...
Les feux d'artifice, eux, sont plus fascinants les uns que les autres, avec
beaucoup d'effets originaux. C'est un ballet créatif, plein de trouvailles
et surtout très beau, qui tire superbement parti de l'environnement.
Au premier plan, le monolithe se revêt d'ombres chatoyantes, plus loin
un bateau, support central des feux, puis un deuxième, au fond, le
Mont-Vully paré de poésie.
Des étoiles au fond des yeux
Le deuxième mouvement de
«Con fuoco» est plus tendu, très inventif. La partition
exploite des sonorités brunes et chaudes desquelles s'échappe
une sorte de choral magnifique et humain, adoucissant le tableau et se fondant
en une volée de cloches. Sur un ostinato de caisse claire, un crescendo
s'élève, dans une orchestration magique ne réussissant
malheureusement pas toujours à percer les détonations et le
rideau de pluie...
La partition se termine de façon magistrale avec quelques magnifiques
accords de feux d'artifice. Il faisait nuit, humide et pas très chaud,
mais les spectateurs sont repartis avec des milliers d'étoiles colorées
au fond des yeux. TD/MJN
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LA PREPARATION : MONTAGE DU FEU PRES DE MORAT (voir les photos)
ETOILES PLEIN LES YEUX samedi 18 mai 2002 - La Liberté (FR)
Dès jeudi matin, une douzaine
d'artificiers se sont livrés à un exercice minutieux au bord
du canal de la Broye, là-bas, en face de l'arteplage de Morat. Sur
deux barges alourdies d'une couche de sable fin, ils ont planté des
centaines de tubes d'où jaillira, le moment venu, un feu d'artifice
synchronisé avec la partition composée tout exprès par
Jacques Aeby.
«En écrivant sa musique, il pensait aux feux, et en composant
les feux, j'imaginais sa musique», raconte Pierre Walder. Le concepteur
des feux d'artifice de Genève, professeur de prise de son et d'acoustique
musicale au Conservatoire, a accepté de venir à Morat pour «l'exercice
de style». Il a rencontré le compositeur il y a quatorze mois
et, ensemble, ils ont défini le tempo de leur oeuvre commune.
Sur les mouvements doux joués par la Landwehr, les feux d'artifice
se déploieront au ras de l'eau. Et lorsque la musique ira crescendo,
les étoiles et les anneaux de couleurs monteront eux aussi. Chef artificier,
Pierre-Alain Berreta annonce 24 minutes d'effets visuels en tout genre...
CDb
TRIBUNE DE GENEVE - 21 mai 2002
Le soir, un feu d'artifice mis en musique par les cent musiciens de la Landwehr a défié la pluie. Pour Gérald Berger, l'organisateur responsable de cette journée cantonale, «le pari a été réussi». Fribourg se serait donné «une nouvelle image».
LE MATIN - 19 mai 2002
Bref, la fête, y compris un éblouissant feu d'artifice final, eût été réussie, n'était cette pluie tenace débarquée pour troubler l'ambiance dès midi.